Prédication du Dimanche 18 Novembre 2018

Thème: À la recherche de l’indestructible.

Textes: 1 Rois 17 :10-16; Hébreux 9 : 24-28; Mathieu 13 : 44-52

Résumé de la prédication du Dimanche 18 Novembre 2018, faite par L’ancienne Caroline DICKY

L’évangile selon Matthieu 13 du verset 44 à 52 nous parle du Royaume des Cieux. Certaines personnes décrivent le royaume des cieux comme un monde futur, un lieu d’enchantement, de joie où seraient reçus ceux qui n’auraient pas été condamnés le jour du jugement. Et pour d’autres, c’est un lieu où tous les maux du monde seront résolus, grâce à l’intervention et faveurs de Jésus-Christ. Dans ce passage, Jésus-Christ illustre le Royaume des cieux dans trois paraboles pour nous faire comprendre ce à quoi ressemble le Royaume des cieux.

Au verset 44 il est écrit : « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ » Le verset 45 lui dit : « Le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherche de belles perles. » et le verset 47 de préciser : Le royaume des cieux est semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. » après lecture de ces versets, l’on pourrait croire que le Royaume dont il est question dans le texte est physique ou tangible, que ce Royaume a une relation avec l’argent, l’or ou la richesse. Surtout que nous vivons présentement dans un monde où la quasi-totalité de nos biens, patrimoines et matérielles personnels semblent dominer, commander et même ordonner notre quotidien. Parce que tous les jours, nous courrons à la recherche du périssable et de la jouissance corporelle que d’aller vers les sphères de l’endurance et de la transpiration pour l’acquisition de ce qui s’avère nourrir notre âme et notre esprit.

Dieu n’est pas contre la richesse, surtout que c’est lui qui nous offre tout cela. Le problème c’est que nous nous attachons plus à ce qui est pourrissable pour négliger le non pourrissable et l’éternel indestructible. Jésus nous présente ici le royaume des cieux comme une course à la recherche de l’éternel indestructible, impérissable et divin dans son essence totale. Cependant, les activités humaines bien que centrées sur des stratégies renouvelées dans le but de maximiser la production des biens et services en vue d’une acquisition constante du profit et du surprofit, entrainent les hommes et les femmes de tous les secteurs d’activité vers la recherche d’un trésor étroitement lié au temporel, voire de très courte durée. Pourtant leurs validités non contestables, voire nécessaires pour la survie humaine ne devraient pas écarter le besoin d’acquérir un bien suprême que le monde
ne connait pas. Et sans la présence de Jésus-Christ dans nos vies, pourra-t-on chercher, trouver et reconnaitre ce Trésor caché qu’est le Royaume des cieux? Les écrits attestent que l’homme dans sa triple dimension corps, âme et esprit ne devrait privilégier de satisfaire uniquement une dimension de son être : le corps, or le trésor caché n’est pas dans le périssable qu’est le corps, il est dans l’impérissable qui caractérise l’âme et l’esprit. Il est enfoui au plus profond de chacun de nous. Et, Il est vrai de mentionner que des efforts sont faits par l’homme pour chercher le trésor humain : prenons l’exemple de ces mineurs qui vont sacrifier leur vie dans des décombres miniers à des dizaines de mètres sous terre à la recherche du bien précieux tel que l’or, le diamant ou autre pierre précieuse. Ce trésor caché dans la nature est rendu accessible par l’intelligence humaine, mais ces caractéristiques ne remplissent pas les mêmes critères que la trouvaille du trésor ici dans le texte de
l’évangile. Sans aller commenter la valeur du trésor en question, essayons d’observer la joie qu’éprouve les mineurs quand ils trouvent la mine : Le mineur ouvrier, sa joie se limite à son salaire et au fait d’avoir survécu au séjour passé dans le souterrain minier. Sa joie est celle d’avoir retrouvé sa famille et ses proches. Et pour le mineur propriétaire ou indépendant, sa joie se limite à la quantité exploitée et soutirée et surtout au chiffre d’affaire qu’il va faire sur le marché boursier. Ici, vous constaterez que la joie est éphémère et passagère. Mais pour le mineur de notre texte qui a trouvé un trésor caché au verset 44b, sa joie est infinie, son trésor est éternellement durable. L’homme qui l’a trouvé le recache dans le champ et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

Le royaume ici se décrit comme un ressentiment, une fierté ressentie, éprouvée d’avoir reçu quelque chose de rare que d’autres non pas après une longue endurance dans la tempérance et surement après avoir traversé des ravins, grimper des collines, contourner des montagnes, traverser des rivières, des mers, de longs fleuves, esquiver des fauves ou animaux voraces en chemin pour enfin tomber sur le trésor caché : Le Salut.

Celui qui l’obtient le porte comme une perle, et ceux qui l’obtiennent savent faire la bonne et fructueuse pêche où ils discernent aisément les bons des mauvais et peuvent savoir de quel côté se pencher.

Chers frères et sœurs en christ! Nous comprenons donc que Le salut dont il est question, c’est Jésus- Christ lui-même qui nous le donne et c’est aussi lui qui peut nous le refuser si nous manquons de discernement.

Si dans notre cœur, il y a une bagarre psychologique ou morale, ou s’il y a un refoulement ou étouffement volontaire d’un mea-culpa, alors nous ne sommes pas en chemin pour aller acquérir cet indestructible et éternel trésor.

Comme Exhortation, on peut dire que : le Royaume des cieux est « Le Salut » c’est l’indestructible et éternel Trésor. Ceux qui le cherchent et l’obtiennent le porte comme une perle et savent faire la bonne et fructueuse pêche, ils discernent aisément les bons des mauvais et peuvent savoir de quel côté se pencher. Amen.

Ancienne Dicky Caroline Angèle

 

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