Prédication du Dimanche 25 Novembre 2018

Thème: L’Espérance, un refuge vers les réalités éternelles.

Textes: Romains 5/1-7

Résumé de la prédication du Dimanche 25 Novembre 2018, faite par le pasteur Eloi AGBANOU

Finir d’espérer, c’est finir de croire à la vie, c’est mettre un point final à tout ce qui peut reconstruire ou redonner confiance à soi ou à autrui. Face à cette affirmation, l’apôtre Paul affirme que l’espérance ne confond pas (V5). Il se peut. Mais quand même, elle confondrait, elle nous aurait confondu nous-mêmes mille fois, quand elle nous aurait trompés, quand elle nous aurait blessés, quand elle nous aurait tués, nous ne cesserions pas pour cela d’écouter sa parole , de nous réfugier dans ses promesses,  et de marcher derrière elle comme si elle a l’impérieux devoir de nous restituer ce que nous attendons d’elle. Oui c’est bien elle, l’espérance, elle-même nous fait marcher, nous fait rêver, nous projette dans un futur incertain parfois idéaliste mais aussi réaliste.

Combien sont-ils ceux qui ont été déçus, qui ont été trainés par elle de déception en déception, et qui ne cessent pas encore de croire en elle et de compter sur demain, Il semble vraiment que toute l’humanité ne peut s’empêcher de tendre les mains vers l’espérance et de lui crier comme le patriarche à son Dieu. « Quand bien même tu me tuerais, je ne cesserai pas de compter sur toi ».

Vraiment on reste confondu devant cette extraordinaire ténacité de l’espérance dans le cœur de l’homme. Tout ce que la vie peut faire avec ses pires déboires, c’est de déplacer l’espérance, de la reculer, mais chez personne elle n’est jamais parvenue à la tuer. Ceux qui n’espèrent plus rien de la vie espèrent encore quelque chose de la mort. Ceux qui n’attendent rien du monde visible, attendent encore quelque chose de l’invisible et ceux -là même qui font profession de ne pas croire à l’avenir éternel espèrent au moins se reposer dans un néant où ils trouveront la fin de leur souffrance.  L’espérance fait songer aux semailles qui dorment sous le sillon car l’espérance c’est toujours la moisson de demain. L’espérance en vérité est une force de la nature, elle est comme l’arbre que l’on coupe et qui reprend repousse de ses racines. On ne pourrait cesser d’espérer qu’en cessant d’être.

À vous, l’espérance vous invite à une porte ouverte sur l’avenir, qui vous pousse à l’affirmation des possibilités nouvelles, de commandements inédits. Donnez-vous de bonnes raisons d’espérer et de trouver votre refuge dans l’espérance. La particularité de l’espérance repose dans le fait qu’elle reste debout même en dehors de toute Foi religieuse. Elle fleurit parfois magnifiquement dans des âmes qui font profession d’être dépourvues de toute foi.  Elle engendre la capacité d’aimer l’avenir, d’espérer en lui et de s’emparer de nouvelles possibilités pour construire un nouvel avenir : l’espérance en la vie éternelle qui est en Jésus-Christ pour tout croyant chrétien. L’espérance, c’est finalement Jésus-Christ lui-même, c’est donc ce Dieu vivant manifesté en Jésus-Christ qui nous permet de porter un regard plus profond et lointain sur notre existence présente et future. Notre croyance et notre ferme fidélité en Jésus-Christ nous donne la certitude de vivre, de sentir et de toucher notre espérance pour la Vie Éternelle.

 

Pasteur Eloi AGBANOU

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