Prédication du Dimanche 26 Mai 2019

Thème: La paix pour la vie et la survie.

Textes: Jean 14/23-29

Résumé de la prédication du Dimanche 26 Mai 2019, fait par le pasteur Eloi AGBANOU.

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne, je ne vous la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas inquiets, ne soyez pas effrayés » Verset 27.

La paix, cette denrée divine et sacrée dont a besoin l’humanité pour rester en communion avec Dieu et pour que les humains restent en communion avec eux -mêmes. C’est l’élément vital de la communion fraternelle qui corrobore une adoration digne de louange adressée à Dieu le créateur. Celui qui est en paix avec lui-même est très aimable et communique de l’amour aux autres. Celui conflit qui est en conflit avec lui-même est souvent source de conflit pour les autres. Il dégage les ions négatifs producteurs de conflits et ces derniers se répandent autour de lui. Quand le sociologue français Émile Durkheim dit que ‘’tout groupe social est potentiellement un foyer de conflit’’, il fait allusion au rapport de force et tout’ influence interpersonnelle qui génèrent des contradictions. Mais pour Jésus, quand tout groupe d’individus se retrouve ensemble pour une mission, il souhaite que la paix soit la force dominante qui leur permet d’interagir pour prévenir les conflits dont parle Durkheim. La paix est synonyme ici de la force vivifiante qu’est l’Amour.  L’amour se dilue dans la Paix et la paix se fusionne à l’Amour. La paix est ici semblable à gros arbre à ombrage reposant offrant la fraîcheur au corps et à l’âme. La paix est aussi la mère du pardon et de la joie. Une famille, une communauté, un quartier, un village qui fait de la paix sa denrée vitale, sacrée et éternelle est en perpétuelle communion avec Dieu.  Si la Paix n’était pas répandue dans la grande proportion de notre globe terrestre, l’humanité serait détruite ou réduite en un espace où toute vie serait impossible. Le Chao aurait triomphé de l’Harmonie et de la tranquillité dont jouissent encore un grand nombre de nations et de pays.

La paix qu’offre Jésus-Christ à ses disciples, c’est cette paix ci-dessus décrite et promulguée. La paix spirituelle : Elle est promotrice vitale de notre quotidien et moyen de préserver notre passé historique sur tous les plans.

Jésus offre cette paix à ces disciples qu’il envoie en mission pour leur signifier qu’ils ont tout son soutien en matière de protection et de sécurité, qu’ils ont aussi la faveur d’être aimés de lui et de pouvoir lui retourner l’amour qu’il leur a transmis. La paix qui suscite ou incite à l’action commune, la paix qui calme les inquiétudes et les transforme en défis pour chercher les voies et moyens d’avancer et de progresser.

La paix que le monde donne, c’est celle de dominer, de tromper, d’exploiter, de rendre l’autre clochard ou subalterne, de le contrôler et de lui montrer que nous avons une grande ascendance sur lui et que nous décidons de de son bonheur ou de son malheur. C’est la paix de l’ultime besoin qui se traduit sous une forme d’idéologie de soumission à une idéologie, une politique, une conduite coercitive. La paix que donne le monde, c’est la paix dont la ficelle est tenue par des personnes animées d’un esprit de grandeur de force et de puissance de ce monde. Or la paix donnée par Christ est celle de l’humilité et de l’abaissement.

Comment vivons-nous ou construisons-nous cette paix au quotidien? Nous devons être des artisans de la paix. Pour la paix, nous devons rétablir ce qui est cassé dans nos familles, tout ce qui est brisé ou ruiné au centre de nos vies de famille, de notre environnement professionnel, de notre patrimoine social et spirituel. C’est un devoir de le faire car survie en dépend.   Notre vie de tous les jours doit refléter des acquis issus de cette paix que donne Jésus-Christ. Un groupe social, un quartier, un village, une ville, une région, un pays et le monde entier ne peut se passer de la paix comme cette denrée de survie pour notre espace de vie et pour notre survie.  Nous sommes parfois nous-mêmes les ennemis de cette paix en nous adonnant à certains comportements orduriers qui viennent compromettre notre vie de paix. Comment pouvons nous vivre en paix en encourageant des ménages qui se livrent aux cassures tout azimut en encourageant des gardes partager d’enfants qui n’ont demandé qu’à vivre en paix et dans l’amour avec leurs parents? Beaucoup se plaisent aujourd’hui à encourager ces contrevaleurs déshumanisantes qui compromettent la paix dans nos sociétés. On parle de garde partagée d’enfant comme si l’on devait diviser cet enfant ou ces enfants en plusieurs parties’ une partie gardée par l’homme et l’autre partie gardée par la femme. Nous créons des victimes de notre volonté de compromettre la vie de paix. Une paix sans justice, sans équité, sans amour, respect et prise en considération de l’autre est compromise et inefficace.  En militant pour la justice et l’équité, pour le respect et l’amour du prochain, la véritable paix est construite et consolidée. Ainsi, Jésus-Christ dira à chacun de nous : ‘’C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne, je ne vous la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas inquiets, ne soyez pas effrayés’’

Le Pasteur Eloi Agbanou

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