Prédication du Dimanche 30 Juin 2019

Thème:L’eau de vie pour le corps, pur l’âme et pour l’esprit

Textes: Jean 4 / 5 – 42

Résumé de la prédication du Dimanche 30 Juin 2019, fait par le pasteur Eloi AGBANOU.

Une femme, qui vient à la rencontre de Jésus.
A midi, au moment où il fait chaud.
Elle éprouve le besoin d’aller au puit à une heure où elle ne risque pas de trouver quelqu’un.
Pas de voisines, pas de commerçants, rien, personne.
Mais ô surprise elle trouve au puit un juif.
Elle qui cherche la solitude pour ne pas être questionnée, ni être la source des commentaires désobligeants de la part de ceux qui étaient ses contemporains.
Elle a un secret, le désir dans son cœur de changer de mode de vie, mais elle est incapable de le faire toute seule.
Voilà elle s’approche du puit portant sa cruche, elle n’a pas l’intention de parler avec cet homme, car un fossé existe entre son peuple et les juifs.
Fossé creusé par des traditions religieuses, par des coutumes, une autre manière de croire, pour souligner encore plus leurs différences, la Samarie adore des dieux étrangers. 2 Rois 17-24 à 41.

Elle voit ce juif, elle comprend qu’il est fatigué, peut être a-t-elle pensé que comme il ne la connaît pas elle peut s’approcher sans aucunes conséquences.
Mais voilà que Jésus lui parle, lui demande de l’eau. A travers les rencontres de ces personnes avec Jésus, nous découvrons combien finalement les gens de l’époque sont semblables à l’homme moderne.
Les temps changent mais le cœur humain demeure le même.
Les mêmes espoirs, les mêmes rêves et les mêmes doutes.
Nous luttons avec les mêmes problèmes:
Colère incontrôlée, choix insensés, priorités mal définies, hypocrisie, culpabilité, indifférence, curiosité frivole, ambition trompeuse, foi limitée, excuse commode, doute agaçant, travail envahissant, rêves brisés et échec personnel.

Nous avons ici le préjugé racial
La haine religieuse
Le rejet pour cause de moralité

1 -Jésus est assis sur le rebord du puits.

a) – C’est midi, le soleil est au zénith.
Il doit bien faire 40°.
La margelle du puits est faite de grosses pierres, et Jésus fatigué du voyage est assis sur ces pierres.
Il a marché avec ses disciples depuis le matin.

b) – « Ah ! Si quelqu’un pouvait me donner un peu à boire…! » Mais ce n’est pas l’heure où les femmes viennent puiser.
Mais il y a quand-même une femme qui arrive et, fait inhabituel, elle est seule.

c) – Cette femme samaritaine vient du petit village de Sycha. C’est un village appartenant au territoire de Samarie.
Ce village est blotti entre le Mont Ebal et le Mont Garizim.
Construit au confluent de deux routes commerciales, une venant de Jérusalem et allant vers Capernaüm, l’autre venant de Jéricho et allant vers la Méditerranée à l’ouest. Un site stratégique au centre de la Palestine.

d) – Le puits était situé à environ 800m à l’extérieure du village, près de l’endroit où se rencontrent les deux routes commerciales.
Les voyageurs fatigués venant de tout Israël connaissaient ce puits où ils pouvaient se rafraîchir, avec une eau à environ 45m de profondeur.

e) – Quand cette femme regarde à Jésus et Jésus à elle, il y a quatre murailles invisibles qui se tiennent entre eux.
La muraille de la religion.
La muraille du masculin et du féminin.
La muraille raciale.
La muraille morale.

Quelle meilleure manière pour entamer la discussion que de parler des choses du moment, elle vient pour puiser de l’eau, et Jésus lui demande de lui en donner.
La femme est surprise car elle sait bien qu’un juif ne ferait jamais une demande pareille, elle lui répond d’une manière un peu effrontée  » comment c’est possible, toi un juif ? « . Elle ne peut pas croire qu’il peut lui demander quelque chose. Peut-être a-t-elle été souvent déçue par ces juifs religieux. On sent, en effet, que cette femme est en recherche dans son cœur. Certainement a-t-elle essayé de questionner des religieux sur leur foi, mais la barrière était tellement grande que si des juifs se sont aventurés par-là, ils préféraient partir rapidement sans lui répondre pour ne pas se  » souiller « .

Jésus lui parle avec douceur, elle est étonnée d’avoir une réponse aussi douce. Elle n’en avait certainement pas l’habitude.

Voilà que cet homme lui parle d’une eau qui calme toutes les soifs et qui en plus est éternelle. Elle est étonnée, car elle remarque que Jésus n’a rien pour puiser l’eau. Elle veut comprendre, car souvent elle a été trompée.
Dans sa qualité de femme blessée et rejetée elle comprend que cet homme est plus qu’un simple religieux juif, et elle lui demande de cette eau. Elle veut pouvoir se passer de l’eau qu’elle vient chercher tous les jours, elle voudrait ne plus devoir se cacher pour venir au puit.

Jésus lui demande d’aller chercher son mari.
Ne connaissait-il pas la situation de cette femme ?

Oui, il sait tout d’elle comme il sait tout de chacune de nous.
Il connaît nos espoirs nos attentes, nos souffrances.
Il connaît chaque mot qui nous a blessées, il connaît tout.

Parfois nous sommes amenées à faire face à des situations qui nous obligent à reconnaître ce que nous sommes en vérité. Il n’y a plus de masques à porter, plus de cinéma, plus de fausseté, c’est dans ces moments là que Jésus vient nous écouter, lui qui connaît tout il attend de nous que nous reconnaissions notre état.

La femme décide de lui dire la vérité, car elle a compris que dans cet homme il n’y a pas de jugements. Elle ressent l’amour du Christ pour elle.

C’est vrai sa vie n’est pas une réussite, peut-être le divorce, la déception amoureuse, peut-être est-elle une femme répudiée, mais elle s’accrochait, elle a essayé plusieurs fois, et lassée, elle ne s’est plus mariée, mais elle vit avec quelqu’un.

Elle comprend que ce juif est son maître et que lui peut lui apprendre des choses de la foi qu’elle ne connaît pas.
Elle ose demander, questionner, elle veut savoir, comment il faut faire pour adorer Dieu, s’il faut un lieu spécial, elle a entendu parler du Messie qui devait venir…

Jésus avec douceur lui dit que l’Eternel cherche des adorateurs qui vont l’adorer en esprit et en vérité, et que le temps est arrivé.

Pas la peine d’aller adorer Dieu ailleurs, il l’instruit, et il se révèle à elle en lui disant que c’est lui le Messie.
Malgré toutes les différences qui les séparent, Jésus a voulu montrer à cette femme que lui l’aime, et que l’Eternel cherche des adorateurs sans distinctions de race, de couleur ni de sexe.

Oui, la délaissée a eu le privilège d’avoir ce dialogue avec Jésus, comme toi tu peux avoir aujourd’hui la liberté de le faire.
Plus besoin de te cacher, plus besoin d’essayer de paraître, car il t’aime comme tu es, il suffit d’être vraie devant lui et il pourra te confier des grandes choses, comme il l’a fait avec elle car cette femme est partie répandre la bonne nouvelle car elle l’a rencontré au puit.

Pasteur Eloi AGBANOU

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