Prédication du Dimanche 10 Novembre 2019

Thème: Accomplir nos devoirs civiques et nos devoirs divins.

Texte Biblique: Mathieu 22/ 15-23

Résumé de la prédication du Dimanche 10 Novembre 2019

Les plus brulant complots qui déchirent l’humanité sont dus à l’inadéquation entre autorité humaine et autorité divine, autrement dit entre pouvoir temporel et ouvroir divin. En face de ces pouvoirs l’homme s’est généralement donné la fuite en avant de ses responsabilités. Et les conséquences qui en résultent sont néfastes : guerres, conflits fermés, rancœurs, haines ouvertes ou fermées.

« A Dieu, ce qui est à Dieu, et à CESAR ce qui est à CESAR « v.21

Loin d’aller réfléchir, prier et s’humilier, se repentir, les adversaires de Jésus ourdir un complot en prenant pour allies ceux qu’ils méprisent le plus (les hérodiens) puisqu’ils savent que ce que Jésus dit est vrai et pourquoi ne pas l’écouter et profiter de le livrer aux hérodiens.

Or il n’y a pas de masque que Jésus ne perce pas en plein jour. Et ce n’est pas en le flattant qu’on lui ferme la bouche.

Reconnaissez ce que vous devez à l’administration Romaine : la sécurité, l’ordre, la justice, la civilisation…etc. Mais à côté des droits civiques étatiques, et bien au-dessus d’eux, il y a ceux de Dieu. N’a-t-il pas aussi marqué l’âme humaine de son empreinte, comme César a marqué le denier (cette pièce d’argent) de la sienne?

Est-ce rendre à Dieu ce qui lui est dû que de faire la guerre à son envoyé?

Si Jésus est notre souverain’ nous devons porter son image et non l’image d’un parti politique, ni d’un groupe, ni d’une idéologie, ni d’une nation, ni d’une classe sociale, si nous ne portons pas l’effigie de Dieu, alors nous ne sommes que de fausse créatures divines.

Notre monde est divisé en deux parties :

  • Celle qui porte l’effigie de Dieu et qui est le monde du statu quo et celle qui porte l’effigie du pouvoir temporel qui est le monde du consensus. Ces deux mondes se retrouvent partout :

Les partisans du premier monde qui porte l’effigie de Dieu sont pour la grande majorité des souffreteux, des misérables, de quelques nobles et modestes personnes qui ont la crainte de l’éternel. Pour la plupart, ce sont les victimes de l’injustice, des tortures physiques et morales parce qu’ils disent souvent la vérité. Ce sont eux qui savent souvent accomplir leur devoir civique parce qu’ils ne savent pas comment se dérober à la loi. Ils pratiquent et sont les victimes de la loi. Ils sont fiers de leur petite vie et ne donnent aucune occasion de la vendre en cotre partie de quelques maigres richesses incapables d’assurer la sécurité de l’âme. Ils sont souvent martyrisés et pour ceux qui vivent encore, ils sont souvent humbles, sobres, rigoureux envers eux-mêmes et très méfiants à l’égard des gens de l’autre Monde du consensus. Ce sont les élus de Dieu, les enfants de lumière. Ce sont eux. Les porteurs de l’effigie de Dieu.

  • Ceux de l’autre monde, sont des partisans de l’autoritarisme. Le culte de l’autorité et de la personnalité très poussé. Il fut un temps dans les années 73 et 90 dans les pays africains et asiatiques et de l’Europe de l’Est, il y avait une vénération de certains chefs d’État. Ces derniers avaient tenté d’imprimer sur l’âme de leur peuple leur effigie.

Dans ce monde, les partisans sont esclaves de leur leader. Ils lui doivent obéissance et soumission aveugles. Leur propre personnalité ne compte pas. Seule compte celle du Maitre ou du Leader. (Ils ne sont pas loin des hérodiens d’il y a plus de 2000 ans). Ils sont nantis et n’aident jamais de façon désintéressée. Ils aident pour soumettre. Et si la soumission est refusée, il y a sabotage ou mépris pour conduire aux acte deshumanisants.

Bien aimés dans le Seigneur, nous portons tous ici l’effigie de Dieu. César lui-même portait l’effigie de Dieu.

Autant qu’il était nécessaire de lui rendre ce qui lui est du autant il est nécessaire et se considère lui-même propriété de Dieu.

Accomplir ces devoirs civiques envers l’autorité qui nous gouverne c’est la première étape de l’accomplissement de notre devoir divin. C’est d’abord faire preuve d’obéissance envers l’autorité humaine établie par Dieu pour le servir et non pour l’asservir.

Accomplir ensuite nos devoirs civiques, c’est poser en tout temps des gestes qui montrent la souveraineté de Dieu sur notre vie entière. C’est monter que nous lui appartenons et que nous attendons tout de lui dans l’humanité et dans l’obéissance, dans la paix et dans la joie.

Gardons-nous de laisser notre effigie d’enfant de Dieu s’anéantir ou s’effacer à cause des multiples autres effigies qui sont imprimées dans notre monde et dans nos sociétés. Hier il n’y avait qu’un seul César avec son effigie, aujourd’hui, il y en a plusieurs. Faisons beaucoup attention de pactiser avec les Hérodiens contemporains. Nous ne me portons pas les mêmes effigies. Accomplissons nos devoirs civiques en bon citoyen et n’oublions pas qu’au-dessus de tout cela, nos devoirs divins sont primordiaux.

Pasteur Eloi AGBANOU

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