Prédication du Dimanche 19 Janvier 2020

Thème: «JÉSUS !L’AGNEAU de DIEU qui ôte le péché du monde»

Texte Biblique: Jean 1 29-42

Résumé de la prédication du Dimanche 19 Janvier 2020, fait  par le le pasteur Eloi AGBANOU

Jean-Baptiste prêche aux abords du Jourdain, et ce jour-là il est accompagné de deux de ses disciples, André, et un autre, dont nous ne saurons pas le nom : certains pensent qu’il s’agit peut-être de l’apôtre Jean lui-même ; voyant Jésus, Jean-Baptiste dit à ses disciples : « Voici l’Agneau de Dieu » et il n’en faut pas plus pour que les deux disciples quittent leur maître, Jean-Baptiste, pour se mettre à suivre Jésus.
Saint Jean raconte : « Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus ». On peut en déduire que l’expression « Agneau de Dieu » était habituelle. Je m’arrête donc sur ce titre « d’agneau de Dieu » appliqué à Jésus :
Pour des hommes qui connaissaient bien l’Ancien Testament, ce qui est le cas des disciples de Jean-Baptiste, l’expression « agneau de Dieu » pouvait évoquer quatre images très différentes.
Premièrement, on pouvait penser à l’agneau pascal : le rite de la Pâque, chaque année, rappelait au peuple que Dieu l’avait libéré ; la nuit de la sortie d’Egypte, Moïse avait fait pratiquer par le peuple le rite traditionnel de l’agneau égorgé, mais il avait insisté : « Désormais, chaque année, ce rite vous rappellera que Dieu est passé parmi vous pour vous libérer. Le sang de l’agneau signe votre libération. »
Deuxièmement, le mot « agneau » faisait penser au Messie dont avait parlé le prophète Isaïe : il l’appelait le Serviteur de Dieu et il le comparait à un agneau : « Brutalisé, il s’humilie ; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent : elle est muette ; lui n’ouvre pas la bouche. » (Is 53, 7). D’après Isaïe, le Serviteur de Dieu, le Messie subissait la persécution et la mort (c’est pour cela que le prophète parlait d’abattoir), mais ensuite il était reconnu comme le sauveur de toute l’humanité : Isaïe disait : « Voici que mon serviteur triomphera, il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême. » (Is 52, 13)

Troisièmement, l’évocation d’un agneau, cela faisait penser à Isaac, le fils tendrement aimé d’Abraham. Or Abraham avait cru un moment que Dieu exigeait la mort d’Isaac en sacrifice. Et il était prêt à accomplir ce geste que nous trouvons horrible, parce qu’à son époque, d’autres religions le demandaient. Et, quand Isaac avait posé à son père la question « mais où est donc l’agneau pour l’holocauste ? », Abraham avait répondu : « C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau pour l’holocauste, mon fils ». Et, Abraham ne croyait pas si bien dire : car au moment où il allait offrir son fils, Dieu avait arrêté son geste, comme chacun sait, en lui disant « ne porte pas la main sur l’enfant ». Et il avait lui-même désigné à Abraham un animal pour le sacrifice. Et depuis ce jour-là, en Israël, on a toujours su que Dieu ne veut à aucun prix voir couler le sang des hommes.
Enfin, quatrièmement, en entendant Jean-Baptiste parler d’un agneau, les disciples ont peut-être pensé à Moïse ; car les commentaires juifs de l’Exode comparaient Moïse à un agneau : ils imaginaient une balance : sur l’un des deux plateaux, il y avait toutes les forces de l’Egypte rassemblées : Pharaon, ses chars, ses armées, ses chevaux, ses cavaliers. Sur l’autre plateau, Moïse représenté sous la forme d’un petit agneau. Eh bien, face à la puissance des Pharaons, c’étaient la faiblesse et l’innocence qui l’avaient emporté.
JESUS, L’AGNEAU DE DIEU
Nous ne savons évidemment pas ce que Jean-Baptiste avait en vue lorsqu’il a comparé Jésus à un agneau ; mais, lorsque, bien longtemps après, l’évangéliste Jean rapporte la scène, il nous invite à rassembler toutes ces images différentes ; à ces yeux, c’est l’ensemble de ces quatre images qui dessine le portrait du Messie. Tout d’abord, il est le véritable « agneau pascal.

Je n’ai pas voulu reprendre encore la compréhension ou l’interprétation de comment suivre Jésus ou pourquoi et comment les premiers disciples ont été recrutés ni comment Jésus est l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.  J’ai plutôt préféré mettre l’accent sur le doigté de Jean-Baptiste.

Jésus qui passait et Jean Baptiste dit à ses disciples : Voici ‘’L’agneau de Dieu qui ôte le péché du Monde’’ !

Quand je passe aussi dans la rue, comment me doigte-t-on ? Suis-je doigté comme le plus serviable monsieur du quartier, ou suis-je connu comme le plus troubleur ou le plus vindicatif du quartier ? Suis-je doigté comme le meilleur procurateur d’amour et de pacificateur des tensions sociales dans le quartier ou bien suis- connu comme le dispensateur d’une haine sans scrupule avivée d’orgueil, d’égoïsme et d’esprit de cupidité et de revanchard démesuré ?

Chacun de nous par ce bel exemple tiré de ce texte devrait se poser la question de savoir : ‘ Comment me doigte-t-on quand je passe dans la rue ? Chacun doit pouvoir répondre à cette question et s’offrir une belle réponse approximative de ce qu’il croit être réellement aux yeux des autres. L’essentiel selon notre texte est de parvenir à se donner une réputation qui fait de nous le défenseur ou le promoteur d’une cause positive commune qui apporte bien être et soulagement face à une situation difficile.

Pasteur Eloi AGBANOU

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