Prédication du Dimanche 31 Mars 2019

Cantique du culte: SAF 475, 223, 276, 65

Psaume 32/1-7

Thème:L’action qui suit le changement

Textes: Luc 15:1-3 / 11-32

Résumé de la prédication du Dimanche 31 Mars 2019, fait par le pasteur Eloi AGBANOU.

Se laisser trouver devient la meilleure piste de l’auto restauration.

Voici la parabole célèbre de l’enfant prodigue qui a inspiré de nombreuses personnes. Beaucoup de gens se reconnaissent  dans l’histoire du fils qui est parti  au loin et qui dans la détresse, se tourne  à nouveau vers son père. Voici ici, le véritable sens des verbes : se repentir, se convertir. La situation dramatique réside dans le fait que le fils cadet demande à entrer en possession immédiate de  la part des biens  de son père dont en principe il hériterait  au décès de ce dernier.  Le jeune fils vendit tout son héritage et partit en aventure jouir des fruits de la vente. Lorsque sa conduite dépensière l’a ruiné  et que ses prétendus amis l’ont abandonné,  il fut obligé d’accepter l’emploi le plus servile, l’un des plus répugnants pour un juif : Garder les porcs et leur donner à manger.

Après avoir pris conscience de sa perdition de sa souffrance marquée par l’insuffisance de salaire qu’il comblait en partageant avec les porcs leurs carottes, il décide de retourner vers son père.

-Réaction du Frère :   Cœur fermé au pardon et vraiment matérialiste. Véritable enfant  négativement prodigue.

Parlant du fils cadet, Cet enfant prodigue :

Quelle est la nature de cet enfant dépensier et grossièrement libertin dans sa vision du monde. Il n’est pas que mauvais. Il est de nature désinvolte et  désintéressé de ce qui pouvait constituer pour lui une sécurité patrimoniale. Il est aussi généreux  dans sa manière de vivre avec les autres, mais il a abusé de la confiance de son père. Il n’a pas voulu se donner le statut d’un homme d’affaire capable de fructifier la grosse richesse reçue du Père. Il  s’est adonné à la vie facile avec les gens de mœurs légères. Son malheur vient du fait qu’il est aussi mal tombé. Il n’a pas pu rencontrer dans ses relations quelqu’un de bien qui pouvait le conseiller et l’aider à fructifier son patrimoine. Il est tombé parmi les mondains.  Finalement, ce qu’il avait pensé en s’éloignant des parents pour ce pays lointain n’a pas abouti à un résultat louable. Il avait rêvé autrement, mais il a fait face à une autre réalité. Il avait cru qu’il ferait de bonnes affaires dans ce Pays. Mais il est tombé dans les griffes de la vie du monde.  Il s’est laissé aller et son déclin était fatal. Il a fait appel à son être intérieur, à son essence profonde, à son subconscient pour prendre une décision : Celle de retourner à son domicile familial, la décision de retourner supplier le Père et lui montrer qu’il était encore vivant et qu’il a changé. « Étant entré en lui-même, il se dit! Combien de domestiques chez mon père  ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j’irai vers mon père  et je lui dirai : Mon Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi! Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils’ Traite moi comme l’un de tes domestiques » Et il se leva et alla vers son Père. Son Père le vit et fut ému de compassion (Il était dans un état lamentable). Il ordonna de fêter ce retour. Mais cette joie ne fait pas l’unanimité en famille. C’est le frère aîné qui se met en colère parce que le Père réhabilite son fils qu’il croyait mort ou perdu.

Mais Jésus veut mettre en évidence l’amour du père qui a déjà tout pardonné, bouleversé par la vue de son fils et  qui le traite avec les plus  grands honneurs.

Notre Dieu! Père de Jésus-Christ est ce  Père–là qui se réjouit  toujours du retour auprès de lui des enfants, mêmes indignes.

Le  revers de cette belle histoire vient opposer à l’Amour du Père, la haine du Monde. Qui est ce frère, si surs de ses bons  droits, jaloux de celui qui revient,  refusant de prendre part au festin  où l’on donne sans compter.

Ce frère aîné ne peut que se confondre aux vrais partisans du monde. Il se croit juste et irréprochable; Il nage dans l’orgueil  et balaie l’humilité et la compassion de son cœur; ce qui compte pour lui, ce sont les biens de ce monde, ce frère revient encore partager le reste du patrimoine avec lui; et dans  son élan de cupidité envahissante, il se positionne en ennemi dangereux  de son frère.  Au moment où l’autre opère un virage de changement positif pour reconquérir la confiance et l’amour de son Père, lui choisit de se rebeller contre la famille entière et contre la population en fête qui célèbre le retour de l’enfant prodigue. N’est-il pas le mauvais  enfant prodigue? Qui choisir quand on est en face d’un enfant prodigue et d’un enfant révolté contre tout le monde? ceux qui critiquent l’attitude ouverte de Jésus et refusent jusqu’à l’idée que Dieu puisse pardonner aux pécheurs.  Qui donc est-ce  Père qui vient  encore à la rencontre du fils  aîné  pour l’inviter à partager la joie commune.

On ne sait pas ce que le fils aîné décidera, la parabole s’adresse  aussi  à ceux qui  lui ressemblent  en se prenant pour des justes.

Le personnage principal de ce texte est le Père lui-même.

-Père compatissant et prêt  à restaurer son fils

– Cérémonie de restauration dans une ambiance festive.

* résultat d’une sincère repentance.  Action de se laisser trouver

– Ceux qui partent sans laisser de traces sur leur chemin sont les véritables  rebelles et les vrais perdus contre Dieu.

-Ceux qui savent revenir sur leurs pas après avoir pris conscience de leurs actes irresponsables et dégoutants, après avoir fait preuve de repentance ou de pénitence  sont toujours bien accueillis dans la maison paternelle. L’Amour et le pardon de Dieu leur sont donnés de surcroit. Dieu saura encore accueillir à leur retour.

Pasteur Eloi AGBANOU

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